Un exemple de mobilisation contre les dysfonctionnements des lignes TER par une association d'usagers

Interview de Jean-Pierre Frencel
Président de l’Association de Défense des Usagers de la ligne Lyon / Ambérieu-en-Bugey (ADULA)

Dossier
Dans le sillon des expériences initiées dans le cadre de la politique de la ville depuis les années 80, se mettent en place dans les collectivités territoriales une panoplie de dispositifs participatifs visant à corriger le plus efficacement possible les failles de la démocratie représentative. Or ce phénomène s’accompagne d’un certain nombre de paradoxes soulevés par Loïc Blondiaux lors du débat rétro-prospectif organisé par le Grand Lyon en février 2010, « le Grand Lyon qui dialogue »: à la fois irréversible et impliquant des transformations réelles de concevoir l’action publique et construire les politiques publiques, la participation citoyenne suscite par ailleurs des critiques permanentes et un désenchantement certain au regard des limites éprouvées dans la pratique.
Parmi ces limites, la peur du conflit et du rapport de forces qui conduit trop souvent - le plupart du temps de façon non consciente - les institutions publiques à organiser des scènes de participation visant la production de consensus et le lissage de controverses. Celà entraîne un décalage croissant avec une demande sociale façonnée notamment par les réseaux sociaux et les mobilisations collectives spontanées fondées sur l’instauration de rapports de force avec les pouvoirs publics.
Face à ce relatif épuisement du modèle de démocratie participative à la française, de nouvelles expériences montent en puissance, en partie inspirées du monde anglo-saxon ou des pays du Sud. Regroupées sous la bannière de l’empowerment — ou renforcement du pouvoir d’agir des citoyens — s’appuyant sur des méthodes et des bagages théoriques issus notamment de la philosophie pragmatique, ces expériences renouent avec une approche de la démocratie plus conflictuelle que consensuelle.
Pour éclairer les modes d’agir politique qui se font ainsi jour aux marges du système représentatif, le Grand Lyon a souhaité explorer le sujet de la conflictualité autour de la chose publique. Où et quand se manifestent des conflits entre institutions et citoyens, sur la gestion de ce qui est considéré comme relevant du « bien commun » ? Comment se construisent des mobilisations collectives ou des rapports de force qui bouleversent parfois les conditions de la légitimité démocratique ou la conduite des politiques urbaines ? Quelles alliances, quelles compétences, quels registres argumentaires les acteurs impliqués mettent-ils en œuvre pour faire avancer leur cause ? En quoi ces conflits interpellent-ils le fonctionnement des collectivités locales ou des institutions en charge du service public ? Comment passe-t-on, parfois, du registre de la conflictualité à celui de la coopération, et à quelles conditions les conflits peuvent-ils être « créatifs » ?

Interview de Jean-Pierre Frencel
Président de l’Association de Défense des Usagers de la ligne Lyon / Ambérieu-en-Bugey (ADULA)

Interview de Mathieu Gouttefangeas
Porte-parole de l’Association de défense des usagers de la ligne Lyon / Saint-Etienne (ADULST)
Étude
Dans cet essai, Simmel met en évidence l’apport positif des conflits dans la vie sociale.
Étude
Cette note s’appuie sur diverses études de cas pour éclairer les registres d’action à l’œuvre dans les conflits territoriaux, ainsi que les évolutions qu’ils entraînent.
Étude
Jacques Rancière a développé une pensée originale du politique, qui postule la possible participation de tous à l’exercice de la pensée, donc au gouvernement de la cité.

Interview de Nora Hamadi
Journaliste France Inter
Quels outils pour éduquer, sensibiliser et armer les citoyennes et les citoyens de tous âges, de tous milieux ?

Article
La disparition progressive des enfants de l’espace public interroge les fondements mêmes de notre idée du vivre-ensemble.
Interview de Nicolas Amadio
Professeur en sciences sociales et criminologie à l’université de Strasbourg et chercheur au Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles
Analyse de la prise en compte et de la gestion des émotions dans le secteur du travail social.
Interview de Nicolas Amadio
Professeur en sciences sociales et criminologie à l’université de Strasbourg et chercheur au Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles
Présentation des enjeux sociaux liés aux conflits, jusqu’aux situations de violence, en particulier dans le secteur du travail social.

Interview de Arnaud Orain
Historien des idées, directeur d’études à l’EHESS
La mondialisation libérale que nous avons connue ne serait pas la forme normale du capitalisme, mais une parenthèse en train de se refermer.

Dossier
La démographie est le miroir de nos sociétés : elle reflète nos choix, nos priorités et nos défis.

Interview de Pierre Suc-Mella
Directeur général délégué Autonomie au Conseil départemental de la Haute-Garonne
Quels fondements, limites et conditions opérationnelles par une transformation inclusive de la société ?

Interview de Nathanaël Wallenhorst
Enseignant-chercheur, doyen de la faculté d'éducation de l'Université Catholique de l'Ouest (UCO).
Le constat est sans équivoque : les effets du réchauffement se manifestent plus rapidement et avec une intensité plus marquée que prévu.

Article
Comment concilier les impératifs d’une société vieillissante avec l’impérieuse nécessité d’une ville tournée vers l’avenir et où chaque génération trouve sa place ?