Effectivement, c’est compliqué. Lorsque tu regardes aujourd’hui, le problème de la masse, il faut passer par les réseaux sociaux, qui ont une façon de fonctionner très particulière, qui nécessite de rentrer dans leurs algorithmes, et de participer un petit peu à ce jeu, en « spectacularisant » ce que l’on fait.
C’est assez contradictoire avec ce que nous avons envie de montrer, de créer, de produire. Ce qui nous intéresse, c’est vraiment la nuance, la réflexion, la complexité du monde et la multiplicité de voix dissonantes, et qui ne sont pas forcément antagonistes. Avoir une approche de la nuance, ce n’est pas forcément la chose la plus évidente pour ressortir des algorithmes des réseaux sociaux.
C’est vrai, on a un petit peu de mal à se situer en matière de communication. On y réfléchit souvent, et parfois, on publie des posts, des émissions, des titres, etc., pour essayer d’attirer un public différent. Mais on se dit, en même temps, « Est-on vraiment rigoureux, est-ce que l’on ne voulait pas être plus nuancés ? » Ces questions reviennent un peu tout le temps et ce n’est pas évident. Aujourd’hui, le travail que l’on mène, c’est vraiment a minima de toujours rester rigoureux, de toujours appliquer les valeurs qui sont les nôtres, en permanence.
Sur le territoire lyonnais, comme à une échelle plus large, plein de gens cherchent aussi une approche aidant à comprendre le monde et sa complexité. Ce public, en restant fidèles à ce que l’on propose, nous finissons par l’accrocher et le fidéliser.