Concernant la santé physique, on constate aujourd’hui plusieurs types de bienfaits.
Tout d’abord, la présence d’espaces verts réduit les risques d’obésité et de comorbidité liés, comme le diabète de type 2. Plusieurs recherches soulignent cet effet, dont une qui montre qu’une forte densité végétale proche du domicile réduit de 40% environ le risque de souffrir d’obésité. Cela s’explique essentiellement par le fait que les espaces verts incitent à une moindre sédentarisation et à davantage d’activités physiques.
On observe également une réduction des maladies cardiovasculaires. Certaines recherches montrent que la présence de 15% d’espaces verts dans un quartier permet de réduire la prévalence des pathologies cardiovasculaires. Là encore, les espaces de nature urbains vont notamment permettre une activité physique plus régulière, telle que préconisée par l’OMS, que ce soit pour faire du sport ou se déplacer. Par exemple, la végétalisation invite davantage à se déplacer à pied, et favorise donc les mobilités douces.
On observe également une diminution des maladies respiratoires, du fait de la filtration de polluants opérée par plusieurs essences végétales. Une augmentation de l’ordre de 10% du couvert végétal et arboré permet par exemple de réduire la concentration d’ozone en ville, et donc d’améliorer la qualité de l’air.
Il y a aussi des aspects plus anecdotiques. Par exemple, le fait d’aller souvent en forêt permet de majorer la production de cellules anticancéreuses. Les personnes vivant proches des espaces de nature urbains ont également une plus grande chance de survie face à des accidents ischémiques, qui sont des types d’AVC (accidents vasculaires cérébraux). Enfin, on s’aperçoit que les espaces de nature permettent de s’exposer davantage à la lumière, et donc de mieux synthétiser la vitamine D, ce qui est notamment garant d’un meilleur sommeil.
Ces différents éléments concourent à une augmentation de l’espérance de vie. Une étude japonaise montre qu’une personne vivant à proximité d’un espace de nature urbain gagne en moyenne jusqu’à cinq ans de vie en comparaison d’une autre éloignée de ces espaces.