Boris Beaude complète l'analyse en insistant sur la dimension temporelle du sujet : « L’automobile a profondément modifié la physionomie de la ville sur un laps de temps relativement long ; a contrario, la généralisation des systèmes de géolocalisation sur téléphone mobile devrait prendre cinq ans au maximum.
Dès lors, les politiques d’aménagement de la ville ne disposent pas d’un recul suffisant sur ces technologies nouvelles et leur incidence sur les comportements individuels ». Nombre d'enjeux se concentrent autour de cette tension entre temps court (celui des usages) et temps long (propre aux acteurs décisionnaires). Boris Beaude en explicite quelques problématiques-type : « Le numérique améliore la lisibilité du territoire : cette association représente une opportunité en termes de recherche mais soulève la question du partage entre sphères privée et publique ».
La concentration du pouvoir entre les mains des géants de la Big Tech, posent des défis majeurs en matière de souveraineté technologique et de protection des données.
Sociologue au CERLIS et maîtresse de conférences à l’Université Paris-Cité
De plus en plus, le quotidien se déroule majoritairement dans des espaces clos — domicile, école, véhicules ou lieux d’activités encadrées —, limitant l'accès à l’extérieur.
La concentration grandissante du pouvoir entre les mains des géants du numérique alimente des craintes pour la démocratie et les libertés individuelles.
L'impact de l’IA dépasse largement le périmètre de l’innovation technologique et prend désormais part à des choix politiques, sans que les citoyens aient leur mot à dire...
Longtemps confinée aux pages de la science-fiction dans l’esprit du plus grand nombre, cette classe de technologies est désormais omniprésente dans notre quotidien numérique.