Claudio Bolzman fait un tableau de la politique d'intégration de la Suisse.
La Suisse est le pays où la contribution des étrangers à la croissance démographique est la plus forte dans le monde (près de 20% d’étrangers et le tiers de la population du canton de Genève) et pourtant le fait migratoire n’est pas reconnu en Suisse.
La politique d’immigration est régie par la loi sur l’établissement et le séjour des étrangers (LSEE)qui date de 1931 dominée par le souci de police des étrangers. Mais aujourd’hui, il existe une volonté d’intégrer la population étrangère comme le suggère l’ordonnance de septembre 2000. Paradoxalement, celle-ci n'arrive pas à se faire appliquer dans les cantons.
La politique d’admission des étrangers reste donc très sélective à partir des origines géographiques et des critères économiques des migrants.
Dans un contexte marqué par des risques systémiques croissants, sécuriser les mobilités et en prioriser les usages s’imposent comme des impératifs pour les collectivités.
Où et à quel coût réintroduire des activités productives en ville ? Comment moderniser des infrastructures vieillissantes sans compromettre la qualité du service public ?
Les femmes migrantes et/ou racisées sont surreprésentées dans les emplois du prendre soin les moins valorisés. Est-ce le signe que ces métiers sont attractifs pour ces personnes ou faut-il y voir l’effet de dynamiques structurelles d’assignation ?